Paris Saint-Lazare - Caen - Cherbourg - depuis 1858...
Claude-Yves DRENO
our éviter un développement anarchique du chemin de fer, la Monarchie de Juillet chargea en 1834 l’ingénieur LEGRAND, par ailleurs député de la Manche, d’établir un schéma cohérent du réseau ferroviaire : ce fut l’Etoile qui porte son nom. Bien sûr, centralisation oblige ! toutes les lignes partaient de Paris et y arrivaient !
Coincée entre Paris-Rouen et Paris-Rennes, la Normandie était un quasi-désert ferroviaire. Tous les milieux politiques économiques, militaires, etc…y allèrent de leur projet pour aboutir en 1858 à l’actuelle ligne, PARIS-CAEN-CHERBOURG.
Ce fut alors pendant près d’un siècle, l’âge d’or de la vapeur avec la ″reine du réseau″, la Pacific 231 entraînant, au-delà du transport des voyageurs, la plus rapide des révolutions agricoles et économiques. Puis vint le temps du pétrole, lequel fut à son tour remplacé par l’électricité…
De 1858 à nos jours, on a donc passé la vitesse supérieure (avec le confort en prime!) – 7 heures à 53 km/h de moyenne au XIXème siècle, 4 heures à 92 km/h en 1963, 3 h 08 à 123 km/h en 1970 et 2 h 54 au XXIème siècle - mais le train, largement concurrencé (et dépassé ?) par la route, avec la facilité de déplacement des voitures et la praticité des poids lourds, a-t-il encore son avenir devant lui comme le disent, avec optimisme et raison, les partisans des solutions écodurables dans lesquelles s’inscrit naturellement le train.
Claude-Yves DRENO, auteur passionné de l’histoire de notre belle ligne PARIS-CAEN-CHERBOURG, avec ses petites anecdotes et ses grandes aventures, vient, à point nommé, vous aider à y réfléchir…
Le Mortainais - L’ancien régime en héritage
Jean-Louis Cuche
Le Mortainais, de nos jours, c’est 9 cantons, 77 communes et environ 40.000 hab. localisés dans le Sud du département de la Manche, à une encablure du Mont Saint-Michel.
Sous l’ancien régime, c’était le comté de Mortain.
Cet ouvrage conte l’histoire de ce comté depuis sa création au Xe siècle jusqu’à la Révolution Française de 1789, période allant de la grande époque du comte Robert de Mortain, demi-frère de Guillaume le Conquérant, où ce comté fut un des plus vastes et plus riches du duché de Normandie, jusqu’à sa vente comme un simple produit commercial par son dernier propriétaire, Philippe d’Orléans dit Philippe Egalité.
Cette fresque rapide, que l’on pourrait trouver dans n’importe quel livre d’histoire, ne rend pas compte de la vie de cette fraction de région. De cette longue période, le Mortainais a gardé de nombreux héritages. Héritages qui montrent comment cette région s’est progressivement structurée et organisée. Montrent aussi d’où viennent les comportements actuels.
Cet ouvrage suit les traces du temps au travers de ce que n’importe quel visiteur un peu curieux peut voir ; il souhaite l’entraîner dans une visite certes historique, mais aussi culturelle et sociologique. Dans ce long processus, la religion catholique a une très grande place, place d’autant plus visible que les fidèles, au cours des siècles, ont voulu et su entretenir leur patrimoine.
Les illustrations, généralement en couleur, de cet ouvrage présentent les héritages architecturaux, incluant l’architecture civile, la statuaire médiévale souvent d’une exceptionnelle qualité, mais aussi les effets retardés mais très prégnants d’un concile de Trente qui va marquer cette région (comme d’autres en France) pour les siècles à venir. L’histoire, la culture, la religion vont façonner la sociologie du Mortainais.
Dernier épisode, presque romantique, une chouannerie qui va associer des personnalités souvent hautes en couleur à des paysans ténus car frustrés par la République naissante. Cette chouannerie plus nostalgique que politique ira nulle part et disparaîtra d’elle-même.
3 balades à Honfleur -
Elisabeth Lecluze et Richard Beauchet
Au fil des pages, les aquarelles d'Elisabeth Lecluze vous emmènent dans les rues et les ruelles de la si charmante ville de Honfleur.
Grâce aux dialogues entre le vieil Emile et sa petite-fille Charlotte, l'auteur, Richard Beauchet, vous fait croiser en chemin l'histoire de Samuel de Champlain, des artistes Erik Satie, Eugène Boudin, Alphonse Allais et les autres, sans oublier les artisans de la mer. Emile aime sa ville et la décrit avec ses mots tout droit sortis du parler des pêcheurs honfleurais.
Les trois parcours présentés dans ce carnet de balades, enrichis de rappels historiques et d'anecdotes, s'appuient sur une documentation fouillée dont les sources principales ont été les archives de la ville et la médiathèque de Honfleur.